AEFE – Conseil d’administration du 28 novembre 2024

Le conseil d'administration de l’AEFE s’est tenu le 28 novembre 2024 et présente un budget qui entraine de nombreuses fermetures de postes !

Le  conseil d’administration de l’AEFE apporte son soutien aux personnels en poste dans les pays en crise, au Liban tout particulièrement.

Le Sgen-CFDT a soulevé de nombreuses questions  dans sa déclaration liminaire. Il a notamment évoqué :

  • le budget insuffisant, en lien avec les attaques contre la fonction publique en France,
  • les nombreuses fermetures de postes annoncées,
  • les prestations familiales toujours inéquitablement réparties,
  • la mise en place peu satisfaisante des instituts régionaux de formation.

Conseil d’administration AEFE – Points d’actualité

Londres

Le ministre des affaires étrangères intervient auprès des autorités britanniques pour demander un report d’application de la TVA sur les frais de scolarité. Le conseil d’administration sera tenu informé. Pour la CFDT, les personnels ne doivent pas supporter cette nouvelle charge. D’autant que les coûts de scolarité ne sont toujours pas pleinement financés.

Ankara et Istanbul

350 élèves de nationalité turque n’ont pu rester inscrits dans les deux lycées. Cependant, le dialogue diplomatique se poursuit pour faire évoluer la situation à la rentrée 2025. Le Sgen-CFDT se mobilisera pour éviter les suppressions de poste.

Varsovie

La réponse de l’AEFE à notre question sur la situation du lycée français de Varsovie est peu consistante. Mais l’Agence a programmé une mission en Pologne début décembre.

Conseil d’administration et services centraux de l’AEFE

Le Sgen-CFDT a affirmé dans sa déclaration liminaire son attention constante aux conditions d’aménagement des futurs locaux.

Rapport d’activité 2023-2024

Le rapport d’activité 2023-2024, comme les années précédentes, est peu disert sur le dialogue social et mélange allègrement les établissements de tous statuts.

Conseil d’administration – Un budget insuffisant !

Un sous-financement alarmant

Pour la CFDT, la présentation budgétaire brosse clairement un portrait de la situation qui doit tous nous alerter.
Les dangers qui pèsent sur l’agence sont les suivants. Tout d’abord, la baisse de la subvention pour charge de service public de 20 millions d’euros. Ensuite, l’augmentation de la charge pour l’AEFE des pensions civiles de l’État, non compensée, qui amènent à un déficit important de 38 millions d’euros.
La CFDT déplore une nouvelle fois le désengagement de l’État qui s’accélère ; avec comme seule alternative, l’augmentation des charges pour les familles. Néanmoins, une réflexion sur le modèle économique de l’agence est annoncée. Bien sûr, la CFDT y prendra sa place en rappelant son attachement au service public d’éducation.

Que dire de la carte des emplois ?

Alors que le nombre d’élèves augmente, le nombre d’enseignant-es détaché-es diminue, année après année. Le Sgen-CFDT y voit une contradiction : est-il le seul ?
Enfin dans un contexte d’inflation mondiale toujours présente, la masse salariale des personnels détachés stagne. Pour les personnels de droit local, qui exercent souvent des missions comparables aux détaché-es, sans bénéficier des mêmes avantages, aucune revalorisation ne semble à l’ordre du jour. Les personnels formés par les IRF, doivent bénéficier d’une plus grande reconnaissance, y compris sur le plan salarial.

L’administration a informé le CA de la mise en service de la plateforme centralisée de recrutement https://talents.aefe.fr/, sans lever les incertitudes et les ambigüités.

AEFE – Suppressions de postes et formation

Les suppressions de postes en établissement vont être nombreuses en 2025 et dans les années suivantes. Le volume global de formations initiales qualifiantes pris en charge par les IRF, sera-t-il réalisé à court terme, et sera-t-il en mesure, à terme, de répondre aux besoins du réseau, tout particulièrement au regard des nouvelles suppressions programmées de postes de titulaires ? En outre, la pression sur les personnels engagés dans ces parcours reste-t-elle raisonnable, étant donné le coût partagé par l’établissement, le travail personnel exigé pour un parcours réussi, et le retour sur investissement attendu au plus vite par l’établissement ?

AEFE – Conseil d’administration – Services centraux

La CFDT salue la qualité des démarches en vue du déménagement du site parisien : visite des lieux par un panel d’agents et par les représentants des personnels, transmission de documents d’étape…
Tout changement de site est anxiogène, a fortiori quand on sait que les personnels n’avaient pas fait le choix de Saint-Ouen. Or l’accompagnement du secrétariat général, jusqu’à aujourd’hui, est de qualité. L’Agence a qui plus est, conformément à notre demande, communiqué directement auprès des agents en organisant des visioconférences. Ces moments sont très attendus et très suivis avec néanmoins des attentes légitimes de clarification qui subsistent. En effet, des arbitrages restent incompris.
Nous formulerons par ailleurs une demande ferme au conseil d’administration, en lien avec ce déménagement : que celui-ci ne donne en aucun cas lieu à une modification de la durée des contrats en renouvellement des personnels, soit une durée trois ans.


Lire le compte-rendu du conseil d’administration du 25 juin 2024