Conseil d’administration de l’OUCFA

Le Sgen-CFDT de l'étranger, représenté par Alain Schneider, a pris part le 9 août au conseil d'administration annuel de l'Office universitaire et culturel français pour l'Algérie.

Un conseil d’administration marqué par l’immobilisme

Il a rappelé la position de la CFDT énoncée notamment lors du dernier comité technique ministériel – sur la nécessité pour le MAE de recenser toutes les situations de non-versement de cotisations dues par le ministère ou les structures qui relèvent de son autorité comme l’OUCFA. Il ne suffit pas d’attendre que les agents concernés par le non-paiement des cotisations sociales pendant la décennie noire par l’OUCFA se manifestent lors de leur passage à la retraite. Le COCAC de l’ambassade de France à Alger, directeur de l’OUCFA, répond que c’est une tâche très ardue vu le contexte des années concernées.

L’impression que rien n’évolue depuis plusieurs années…

Par ailleurs, le Sgen-CFDT s’étonne à nouveau, comme il l’avait déjà indiqué lors des CA précédents, du montant très élevé de l’abonnement au logiciel comptable, totalement disproportionné par rapport au nombre annuel d’opérations enregistrées, dont la gestion à l’aide d’un simple tableur ne pose aucune difficulté. La redevance payée au titre du Lycée international Alexandre-Dumas d’Alger ou au titre de l’Institut français d’Algérie devrait pouvoir permettre d’exporter les données finales au format requis par les procédures exigées des établissements publics. La délégation des programmes et des opérateurs (DPO) de la DGM indique qu’elle se saisira de la question pour étudier les marges de négociation possibles.

L’administration revient sur l’ouverture des antennes du LIAD à Oran (dès cette rentrée) et à Annaba (probablement l’année prochaine). Pour des raisons pratiques, ce sont des locaux mis à disposition par les autorités locales (et non des locaux de l’OUCFA) qui sont utilisés. La liste des écoles et des établissements d’enseignement français à l’étranger homologués devrait être élargie aux classes ouvertes à Oran. L’hypothèse de confier ces réouvertures à la MLF, un moment envisagée, n’a pas été retenue, la partie algérienne ne souhaitant pas la présence d’une structure de droit privé.


Office universitaire et culturel français en Algérie

L’Office universitaire et culturel français pour l’Algérie

L’OUCFA, établissement public créé dans le cadre des accords d’Évian1, 2 et sous tutelle du ministère des Affaires étrangères, gérait jusqu’en 1992-1993 dix établissements scolaires français en Algérie3 et y accueillait près de 1 400 élèves dont 500 Français et rémunérait 360 personnes (67 expatriés, 231 résidents, 20 CSN et 42 personnels sous statut local). Le budget total de l’OUCFA s’élevait à 74,5 millions de francs en 1993, auquel l’État français contribuait par subvention, à hauteur de 67,7 millions de francs. Depuis la fermeture de ces établissements suite à l’assassinat à Alger de cinq Français et aux menaces des intégristes contre les écoles et lycées, la situation de l’OUCFA est gelée.

L’Association générale professionnelle des coopérants culturels et techniques, AGEP-CFDT (aujourd’hui intégrée au Sgen-CFDT de l’étranger) en était la première organisation syndicale et siégeait à son CA.

Le Sgen-CFDT approuve la position de principe d’intégration de l’OUCFA et de son fonds de réserve au sein de l’AEFE, tout en comprenant le risque éventuel que la partie algérienne considère qu’il s’agit d’une dissolution l’autorisant à mettre fin à la jouissance des biens immobiliers actuellement utilisés par Campus France Algérie (à Hydra) ou par l’antenne d’Annaba de l’Institut français d’Algérie, où les travaux de rénovation, d’optimisation, de modernisation sont sur le point d’aboutir.


Chapitre II, point B De la coopération entre la France et l’Algérie :

« Chaque pays pourra créer sur le territoire de l’autre un office universitaire et culturel »

« Des personnels français, notamment des enseignants et des techniciens, seront mis à la disposition du gouvernement algérien par accord entre les deux pays.»

Ordonnance n° 62-952 du 11 août 1962 portant création d’un office universitaire et culturel français pour l’Algérie

Liste des établissements (état en 1990)

Lycées-collèges :

  • Lycée français d’Alger.
  • Lycée Pierre-et-Marie-Curie, Annaba.
  • Lycée Pasteur, Oran.
  • Collège Victor-Hugo, Constantine.

Écoles primaires :

  • École du parc d’Hydra, Alger.
  • École Max-Marchand, Alger.
  • École Pierre-et-Marie-Curie, Annaba.
  • École primaire mixte d’Arzew, Arzew.
  • École mixte Michelet, Bejaïa.
  • École Gorrias, Bordj-el-Kiffan.
  • École Jules-Ferry, Blida.
  • École primaire de Ben-Aknoun, Ben-Aknoun.
  • École mixte Léon-Bourgeois, Constantine.
  • École mixte Voltaire, Mostaganem.
  • École primaire Pasteur, Oran.
  • École mixte de l’office, Ouargla.
  • École mixte Carnot, Sidi-bel-Abbès.
  • École Sévigné, Skikda.
  • École mixte Gambetta, Tizi-Ouzou.
  • École mixte, Tlemcen.