Communiqué de presse – Réforme AEFE : La CFDT Éducation monde demande un moratoire immédiat

Communiqué de presse - Réforme AEFE : La CFDT Éducation monde demande un moratoire immédiat

En décembre, l’administration annonçait 59 millions de déficit. Le compte financier 2025 affiche un excédent de 3 millions. 62 millions d’écart. Les décisions du 18 décembre restent pourtant en vigueur — adoptées contre l’avis des personnels, des parents d’élèves et de plusieurs parlementaires.

La CFDT Éducation monde prend ses responsabilités et demande formellement un moratoire immédiat : gel de toute application de ces décisions et ouverture d’une concertation sociale associant l’ensemble des acteurs et actrices du réseau — avant toute mise en œuvre.

Notre condition est claire : aucune mesure ne peut entrer en vigueur sans confirmation préalable du financement par l’État.

Le problème structurel de l’AEFE est réel — la compensation forfaitaire des pensions civiles est gelée depuis vingt ans, le reste à charge atteint 65 à 70 millions d’euros par an. Mais ce déséquilibre résulte aussi de choix budgétaires : la subvention d’État a baissé de près de 60 millions d’euros entre 2023 et 2026. Créer une urgence à partir de choix mal ajustés pour imposer des solutions non négociées — ce n’est pas acceptable.

La mission confiée par le Premier ministre à la sénatrice Samantha Cazebonne ainsi que la mission sénatoriale (Yan Chantrel et Mathilde Ollivier notamment) sont deux opportunités. La CFDT Éducation monde continuera d’y faire valoir ses positions.

Si une réforme doit être engagée, elle ne peut l’être pour la CFDT que dans un cadre de confiance, avec des données transparentes et une concertation large et authentique, en présence de tous les acteurs et de toutes les actrices.

400 000 élèves, 580 établissements, 140 pays. Le réseau mérite une réforme sérieuse, concertée, financée. Pas une cure d’austérité improvisée.

Nous appelons les élu·es, les associations de parents et l’ensemble des partenaires du réseau à soutenir publiquement la demande de moratoire et à exiger l’ouverture d’une concertation sociale réelle.

Paris, le 17 avril 2026


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