Mali – que se passera-t-il à la rentrée ?

Lors des questions diverses au comité social d'administration du 25 juin, la CFDT Éducation monde a évoqué la situation au Mali. En outre, les enseignants du lycée français de Bamako ont rencontré la Direction des Ressources Humaines de l’AEFE le 29 juin.

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Mali – Questions diverses au CSA du 25 juin

La CFDT Éducation monde a évoqué la situation des personnels au Mali. Sachant que 32 personnels et leurs ayants-droit ont été rapatriés en France, fin 2025 et en avril 2026, suivant la procédure d’appel spécial. Seul le proviseur est resté sur place.

L’établissement ouvrira à la rentrée 2026 avec tous les personnels détachés et résidents mais en célibat géographique strict.

Des accompagnements particuliers pourraient être mis en place pour la réintégration des collègues qui ne veulent pas rentrer en célibat géographique.

Pas de mesure de carte scolaire à ce stade. Or elle serait particulièrement légitime pour les presonnels résidents et D3 soumis au célibat géographique alors qu’ils ont des enfants à charge. Ils n’auraient en effet pas d’autre solution que de retourner en académie.

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Mali – Réunion entre les personnels du lycée et la DRH de l’AEFE le 29 juin

L’AEFE attend des réponses de sa tutelle, le MEAE, mais ne les avait pas obtenues avant la réunion. Par conséquent, il lui a été difficile de gérer cette situation inédite et de répondre aux attentes des personnels.

Rentrée 2026 – Des décisions confirmées

  • Réouverture de l’établissement avec tous les personnels détachés et résidents en célibat géographique strict.
  • Impossibilité de revenir au Mali pour le moment ; pas avant le 15 août en tout cas.
  • Pour ceux qui n’auront pas accepté le célibat géographique, l’Agence envisage un retour pour 8 jours au Mali afin d’organiser leur départ définitif. Elle prévoit également une aide à la réintégration et au changement d’académie s’il y a lieu
  • La procédure d’appel spécial est assouplie et les personnels évacués touchent leur salaire sans baisse de leurs émoluments. Ce qui est normalement le cas au bout de 30, 60 puis 90 jours hors du pays d’exercice.

Rentrée 2026 – Des précisions cruciales attendues

  • Sur quelle base réglementaire, ce célibat géographique est-il imposé aux personnels ?

Aucun contour, aucun cadre, aucune idée des conséquences. C’est l’incertitude la plus absolue.

  • Quelles mesures d’accompagnement, matériel et psychologique, l’AEFE compte-t-elle mettre en place pour aider au retour ?

Pas mieux ! Rien de concret.

  • Aide à la réintégration et au changement d’académie

Quoi ? Comment ? On ne sait pas.

Les collègues qui ont besoin de réintégrer en changeant d’académie, parce que ce n’est pas dans leur académie d’origine qu’ils ont leurs attaches familiales et parfois leur logement, ont d’ailleurs entamé des démarches comme ils pouvaient. Qu’ils n’hésitent pas à solliciter la CFDT Éducation monde pour bénéficier d’un accompagnement.

À la croisée de ces deux problèmes retour en poste/retour en France, cette situation fréquente : le célibat géographique s’applique à l’ensemble des titulaires. Or les ¾ des titulaires sont en situation de couple bi-national, avec des enfants bi-nationaux. Non seulement la plupart des conjoints maliens ont décidé de rester au Mali. Mais en outre, comment empêcher un enfant malien de retourner dans son pays ?

Des personnels sous pression

Dans cette situation opaque, les personnels se sont entendu demander de se positionner sur leur retour en célibat géographique pour le mercredi 1er juillet. Comment aurait-ce été possible sans connaître les tenants et les aboutissants ? les conséquences sur leurs enfants ? leur statut ? leur salaire ?

Une bonne aubaine à d’autres niveaux ?

Ne pas faire revenir les titulaires pourrait en revanche en arranger plus d’un.

D’abord le MEAE qui préfère avoir le moins possible d’agents à rapatrier.

Ensuite, l’AEFE qui est dans une logique de dégraissage des titulaires. Pour elle cette situation, au départ sécuritaire, permettra de fermer des postes dès 2027.

Enfin l’établissement, qui a en outre perdu beaucoup d’élèves, pourra faire des économies en se séparant de titulaires qui lui coûtent d’autant plus cher qu’il a désormais à sa charge le paiement des retraites. Il pourrait ainsi maintenir son conventionnement avec seulement quelques personnels résidents et détachés acceptant le célibat géographique tout en diminuant sa masse salariale.

 

En un mot, cette réunion fut une montagne accouchant d’une souris. Les personnels espèrent des décisions annoncées dans la semaine. La CFDT Éducation monde reste à leurs côtés pour les accompagner dans leur décision, quelle qu’elle soit.