Actualités du réseau AEFE

La CFDT Éducation monde a rencontré la direction de l’AEFE le mercredi 2 septembre 2026. Lors de cette réunion de rentrée le directeur général, Alexandre Morois, a évoqué l'actualité et les événements de l’été au sein du réseau.

Nombre d’événements, jamais agréables, ont émaillé la période estivale. La CFDT Éducation monde a participé à chaque réunion dédiée. Celle du mercredi 2 septembre a été l’occasion d’une part de faire un point sur la situation des collègues du Burkina Faso et du Mali. D’autre part, sur l’exercice du droit syndical.

Le dialogue a été attentif, très courtois et c’est un agréable changement. Mais La CFDT Éducation monde n’en reste pas moins lucide et combative : la défense des collègues et du droit syndical reste notre souci permanent.

AEFE – Actualités du Burkina Faso et du Mali

La position de la CFDT Éducation monde

La CFDT Éducation monde a insisté sur la nécessité d’un opérateur public fort. C’est bien ce que révèle la crise du Burkina Faso à deux niveaux.

D’abord pour accompagner les personnels en établissement dans les situations de crise. Ce que ne saurait faire un bureau de gestion à Paris, éloigné des personnels.

Ensuite pour peser sur la gestion du MEN qui, depuis 2018, s’engonce dans un discours de plus en plus dur et dogmatique. Alors même que les demandes des organisations syndicales au nom des personnels n’ont rien de coûteux ni de compliqué.

La présentation des faits par la direction de l’AEFE

Les crises politiques au Burkina Faso et au Mali obligent à limiter la présence des agents publics sur place pour leur propre sécurité.

Au Burkina Faso, il ne reste plus aucun agent public puisque le Poste a fermé. Or on ne laisse pas un agent public sans protection de l’État français. L’établissement est donc, de facto déconventionné et les agents qui ont des attaches sur place peuvent revenir en tant que contrat local.

Au Mali, l’enjeu est de réduire le format du Poste dans un contexte de menaces directes d’affrontement y compris sur Bamako. D’autant que les précédents de prise à partie des lieux de la présence française existent.

Deux personnels de direction restent en poste pour assurer la transition pendant un an vers statut de partenaire.

La réintégration

Pour les collègues dont le poste a fermé, la situation est compliquée puisque les arbitrages sont arrivés très tard. La DGRH du MEN fait en sorte d’assurer la réintégration dans les académies demandées. Cependant, au 26 août, la moitié des personnels du Burkina Faso n’avait pas encore d’informations sur leur réintégration. Ceci à cause d’une cyber attaque limitant l’usage des outils informatiques.

Néanmoins, ils devraient être payés en septembre. Ou au moins percevoir un acompte.

Il y a également le problème de tous les résidents, restés sous l’ancien contrat, pour lesquels aucun dédommagement n’est prévu. Le directeur général accepte d’étudier cette question. Pour le moment l’AEFE travaille sur la dimension juridique. Une fois qu’une piste sera trouvée, il faudra régler les modalités.

Enfin, le directeur général indique qu’une réunion aura lieu avec les organisations syndicales pour voir comment gérer les fins de mission exceptionnelles. Et faire en sorte que les agents bénéficient d’une priorité simple pour toutes les opérations de mutation dans le réseau en 2027.

Tout cela ne doit pas faire oublier la dimension humaine : nombreux sont les collègues qui ne voient pas seulement la fin de leur mission mais aussi la fin d’une vie construite sur place.

AEFE – l’exercice du droit syndical remis en cause

La CFDT Éducation monde évoque ce problème, preuves à l’appui.

Jusqu’à l’an dernier, elle avait toujours été bien accueillie en Chine. Mais l’an dernier elle a essuyé trois refus de trois établissements différents. Autre exemple : le refus, pour la seconde année consécutive, d’une décharge syndicale pour une agente de droit local en Inde.

Nous ne comprenons pas ce nouveau refus. Comme nous ne comprenons pas l’absence de réponse juridique de l’AEFE que nous avions interpelée au sujet de la Chine.

Ce contexte souligne l’importance des élections professionnelles de décembre.

La direction insiste sur l’équilibre à trouver entre la surconformité aux exigences du droit local et l’exposition voire la mise en danger des agents. Le directeur général poursuit sa réflexion sur la situation chinoise. Et promet une décision avant la tenue du comité social d’administration d’octobre.

D’une façon plus générale, le droit local s’applique à tous les agents. Même et surtout quand les lois du pays diffèrent des lois françaises. Partir dans le réseau, c’est accepter d’être soumis à la loi locale : restrictions de libertés et devoir de réserve compris.

AEFE – Actualités : autres événements douloureux à évoquer en cette rentrée

  • Royaume-Uni: la Proviseure du lycée Charles de Gaulle de Londres est décédée juste avant la rentrée. La CFDT Éducation monde s’associe à la douleur des proches.
  • Amérique latine : les établissements du Vénézuela et de Colombie (à Quito et à Cali) affectés par les catastrophes naturelles sont ouverts et n’ont pas à déplorer de victimes parmi leurs personnels ou leurs élèves.
  • Ukraine : pas de changement notable dans la situation du lycée français de Kiev. Le directeur général contactera bientôt le nouvel ambassadeur.

 

La CFDT Éducation monde reste à la disposition des collègues et poursuit ses rencontres avec les équipes de l’AEFE. Deux sont prévues très prochainement.