Visite au lycée de Cali, Colombie

La CFDT Éducation Monde s’est rendue en Colombie, au Lycée Français Paul Valéry de Cali, à la rencontre des collègues sur place.

Au cœur des discussions en salle des professeurs au lycée Paul Valéry, trois sujets majeurs cristallisent les débats. Tout d’abord, la rumeur d’un possible déconventionnement de l’établissement. Ensuite, la situation financière critique du lycée, dont le surendettement est connu de tous. Enfin, le reste à charge de 10% de la PSC, qui en Colombie, peut atteindre plusieurs milliers d’euros et ruiner un collègue.

Sur la question du déconventionnement, la direction se veut rassurante car le comité de gestion (la junta) reste attaché au réseau et n’envisage pas de rupture.

Cali Colombie – Lycée surendetté

La réalité financière est indéniable : c’est celle du surendettement. Principalement en raison de prêts contractés à taux variables et à un investissement immobilier coûteux. Le chef d’établissement se veut toutefois optimiste pour l’avenir : les crédits arrivent à terme dans 7 ans.

C’est sur la gestion de cette dette que la vigilance syndicale s’impose. Si les investissements immobiliers passés, jugés surdimensionnés et coûteux pèsent dans la balance, c’est surtout le coût de la pension civile qui est pointé du doigt, l’investissement immobilier étant, lui, « déjà fait ».

AEFE – Suppression de postes de détachés

Pour absorber ces charges, la variable d’ajustement choisie par la direction impactera directement les ressources humaines. La direction a annoncé une réduction significative du nombre de postes de détachés :

– Le non-renouvellement de 5 postes dès cette fin d’année (passant de 25 à 20 détachés).

– Un objectif à terme de 15 détachés seulement, considéré comme la « structure idéale » pour supporter les coûts.

Nous prenons acte des difficultés financières et de la volonté de la direction de maintenir l’établissement dans le réseau conventionné — ce qui est une bonne nouvelle. Mais nous ne pouvons accepter que l’ajustement budgétaire se fasse au détriment exclusif des personnels. La réduction drastique des postes de détachés (de 25 à 15 à terme) est un signal préoccupant pour la qualité de l’enseignement et les conditions de travail de ceux qui restent.

Or, c’est malheureusement la politique à laquelle pousse l’AEFE et à laquelle la CFDT Éducation monde continue de s’opposer avec ténacité.