ISVL – groupe de travail décembre 2019

Ce dernier groupe de travail de l’année fixe la répartition du montant de l’ISVL entre les différents pays par une négociation s’appuyant sur les remontées du terrain des organisations syndicales et des directions d’établissements.

La deuxième partie du dernier groupe de travail ISVL de l’année a été réunie. Ce groupe de travail est très important car il permet de fixer la répartition du montant de l’ISVL entre les différents pays. L’ISVL (indemnité spécifique de vie locale) est une indemnité constitutive du statut de résident. Son calcul prend en compte pour plus des 2/3 le montant d’un loyer à proximité du lycée et d’un billet aller-retour vers la France en été, le restant se partageant en parts similaires entre le coût de la vie, les dépenses de santé, la durée moyenne en poste et la qualité de la vie.

ISVL : critères

Les critères pour fixer le montant de l’ISVL sont très surveillés par la Direction du Budget qui demande les devis d’agences immobilières pour les loyers. Le coût du transport est estimé par le bureau des voyages de l’AEFE, sur des devis d’un aller-retour pris plus de 6 mois à l’avance du 4 juillet au 30 août pour les pays du rythme Nord. Dans le cas de pays connaissant de grandes variations des prix du billet, un devis est demandé un mois après et le plus élevé est retenu.

Le groupe de travail ISVL a permis de comparer les remontées des directions des établissements et des organisations syndicales, occasionnant de nombreux changements. La dizaine de cas qui ne faisaient pas l’objet d’un consensus ont été étudiés à nouveau pour une mise au point finale. L’effet de la variation entre l’euro et la monnaie locale est alors appliqué.

Répartition de l’ISVL

La répartition des 51 millions d’euros de l’ISVL se faisant à enveloppe constante, les hausses consenties dans certains pays se répercutent nécessairement à la baisse sur d’autres. Pour éviter de trop grands écarts par rapport à l’année précédente, les baisses et augmentations sont lissées pour contenir les variations dans une limite de 10%.

Cinq pays au maximum sont protégés d’une baisse trop importante, souvent des pays difficiles ou dont l’ISVL accuse une sous-évaluation chronique. Après discussion, les cinq villes et pays retenus sont : l’Algérie, Le Nigéria (les deux zones), Brasilia, Haïti et le Niger.

Cas spéciaux

Deux cas ont été notamment évoqués en plus de ceux du Sahel :

  • Singapour où les salaires des enseignants sont trop faibles pour permettre à certains l’obtention de visas
  • Séoul où le coût de la vie (alimentation, loyers) est très élevé alors que l’ISVL a régulièrement baissé ces dernières années

Conclusion

Un vrai travail de concertation a été entrepris, avec des marges de négociation entre l’AEFE et les organisations syndicales. Le Sgen-CFDT déplore toutefois qu’un seul salaire de résident ne permette pas de vivre dans certaines villes. Le fait que la concertation sur l’ISVL se fasse à enveloppe budgétaire constante ne permet pas d’intégrer la hausse des prix. Le revenu des enseignants français, en France ou ailleurs, qui est parmi les plus faibles d’Europe, doit être augmenté, revendication au cœur de la réforme des retraites que porte la CFDT.

 

ISVL

 

Voici le lien vers l’arrêté fixant le montant de l’ISVL pour le premier trimestre (mis en ligne début février)

Si vous souhaitez obtenir des informations plus détaillées ou nous apporter des précisions sur la situation financière des résident·e·s dans votre pays, contactez-nous.