AEFE – nouveau calendrier des recrutements

Avec le nouveau calendrier des recrutements élaboré par l'Aefe, va-t-il falloir se positionner pour son détachement à l’aveugle ?

 AEFE – le nouveau calendrier

Ce que stipule le nouveau calendrier de recrutement des détachés d’enseignement, d’éducation et d’administration, c’est que les collègues résidents et D3 arrivant au terme de leur détachement (de trois ou six ans) devront se positionner dès le mois d’avril 2025 pour la rentrée 2026.

Lors du dernier Conseil Social d’Administration, en décembre 2024, le Sgen-CFDT de l’étranger avait demandé si l’AEFE pouvait obtenir du Ministère de l’Éducation Nationale l’étude anticipée des demandes de renouvellement de détachement dans le même établissement.

Les conséquences de ce calendrier sur le recrutement

Le CSA du 18 décembre 2024 avait  présenté ce nouveau calendrier comme une avancée. En effet, cela devait permettre au MEN de s’organiser plus en amont. Et, partant, d’accepter plus facilement les détachements ou renouvellements de détachement ainsi que les recours en cas de refus. Quant aux les collègues arrivant en fin de détachement de 6 ans, leur dossier serait traité « au fil de l’eau » selon la DGRH.

Ce qui les laisse dans l’expectative au moment d’un changement de vie important si le prolongement leur est refusé. Il leur faut en effet organiser le retour en France dont, éventuellement, la participation au mouvement inter-académique. Ou choisir de basculer sur un poste de contrat local.

Mais c’est surtout pour les chefs d’établissement que la situation est complexe voire ingérable. Comment savoir quels sont les postes vacants à pourvoir ? Comment lancer un appel à candidature ? Comment espérer recruter des collègues qui ne savent pas que des postes sont disponibles ? Pour les établissements souffrant d’un déficit d’attractivité la situation, de tendue qu’elle est, deviendrait impossible.

En décembre, l’Agence nous a promis de s’en occuper. Silence radio. Demande renouvelée en mars en vue du CSA suivant. La réponse donnée, très vague, est : « l’Agence va solliciter le MEN sur la possibilité de traiter en priorité les demandes de renouvellement de détachement arrivant au terme des 6 ans ».

Et aujourd’hui elle demande aux collègues de se positionner sans avoir rien clarifié !

Le courriel est, de fait, arrivé mi-mars sur la boîte Aefe. Mais très peu de collègues la consultent. Puis il est arrivé sur la boîte établissement ce 1er avril.  Ce qui ne laisse que deux semaines pour se décider. Et génère donc beaucoup de stress.

Ce que préconise le Sgen-CFDT de l’Étranger

Ce que demande le Sgen CFDT de l’étranger, c’est que la réponse du MEN concernant le prolongement de détachement sur un même établissement après les 6 ans soit anticipée. Donc qu’elle leur parvienne avant la publication, à la mi-octobre, des nouveaux postes de détachés.

L’intérêt serait double. Tout d’abord, cela permettrait aux établissements de publier les postes vacants.  Donc d’avoir plus de candidats. Ensuite, pour les collègues qui auraient essuyé un refus, soit d’effectuer un recours soit de préparer un basculement vers un poste de droit local.

Toutes les organisations syndicales s’accordent sur l’intérêt de prolonger le détachement et de ne plus le limiter à six ans. Des actions d’élus les soutiennent. La directrice générale de l’Aefe elle-même y est favorable dans certains cas. Mais aucune réponse du MEN à ce jour. Or tout le monde a à y gagner.

Le Sgen-CFDT de l’Étranger reste donc mobilisé et continue d’œuvrer dans ces deux directions : la non limitation à six ans du temps de détachement et, pour le moment, des réponses rapides aux demandes exceptionnelles de prolongement.